Entrez votre email et recevez la Newsletter Sport Business 360: l'actualité gratuite et 2.0 du Marketing Sportif

06/02/2013

PARIS SPORTIFS - Le PMU ambitionne d'accroître son leadership sur supports mobiles (13% de PDM)

Devenu un acteur majeur des paris sportifs en étant le deuxième opérateur en France, le PMU entend accentuer son avance sur les paris via un mobile ou une tablette.
Deux ans et demi après l’ouverture à la concurrence du marché des paris en ligne et des jeux de hasard, le marché s’est stabilisé. De 16 en 2010, les opérateurs ne sont plus que 9 dont quatre (Betclic, Bwin, FdJ et PMU) représentent 90% du marché. Les résultats sur une année de l’évolution du marché pour 2012, communiqués par l’Autorité de régulation en ligne (ARJEL), donnent pour les paris sportifs une progression de 19% du total des mises qui se chiffre à 705 millions d’euros.
Le football concentrant 59% des enjeux. Dans ce contexte, le Pari Mutuel Urbain qui a dû faire une véritable révolution en terme d’images et ouvrir son offre vers des terrains inconnus (paris sportifs et poker) a plutôt réussi son coup pour être le deuxième opérateur de paris sportifs en France, passant de 0 à 25% de parts de marché en deux ans et demi. Aujourd’hui, 34% des parieurs hippiques jouent sur les compétitions sportives.
Le PMU suit aussi le mouvement en réduisant sa voilure en pub, l’investissement budgétivore à chaque ouverture de marché. «En 2013 on vise l’équilibre, explique Cyrille Giraudat, directeur marketing du PMU, avec une stratégie de communication axée sur la valorisation de l’offre et l’assise de notre crédibilité. Ainsi notre budget communication qui a déjà baissé de 40% va encore diminuer en 2013.» L'avenir s'écrit en direct et sur une tablette Le PMU offre aujourd’hui plus de 30 sports comme supports de paris. Le profil du joueur est le suivant : un homme (93%) de moins de 35 ans qui joue au moins une fois par semaine, essentiellement en live (69%) pour un panier moyen de 10,95 euros. Le volley, le tennis et le Tour de France se prêtent plus volontiers au live betting, qui a représenté en 2012 52% des enjeux. «Notre objectif est d’atteindre 55% en 2013, indique Cyril Giraudat. En sachant que le pari en direct représente 60% du marché en Angleterre et qu’il peut atteindre 90% sur certains sports.»
Le PMU compte ainsi développer le direct (4 400 événements retransmis sur le site web en 2012) mais aussi l’immédiateté à travers téléphone mobile et tablette numérique. «Sur le mobile, le marché est plutôt entre 12 et 13% de parts de marché, explique le directeur marketing du PMU. Nous voulons conserver voire accroître cette avance. Une nouvelle application dédiée au sport pour l’Iphone et à l’Ipad va voir le jour dans quelques jours. Le parieur pourra recevoir en temps réel des alertes sur les variations de cotes. C’est incontestablement un levier de croissance.» Enfin 2013 s’annonce aussi comme une année stratégique dans la négociation des partenariats. Les contrats avec la FFF, le Tour de France et le PSG arriveront à terme en 2014 et seront sans aucun doute plus onéreux. Les enjeux ne sont pas identiques en fonction des événements. Par exemple, les enjeux sur le Tour de France, inégalable en terme d’image, ont représenté 500 000 euros en 2012 alors qu’un match ordinaire du PSG concentre 150 000 euros de mises, une affiche doublant ce chiffre. [source: L'Equipe]