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18/01/2013

MARQUES: L'équipementier Asics mise d'abord sur l'Athlétisme puis sur le Tennis pour talonner Nike et Adidas [INTERVIEW]

INTERVIEW - Alistair Cameron, PDG d'Asics Europe, revient sur le partenariat qui lie son groupe au champion français et plus globalement à la Fédération française d'athlétisme.
LE FIGARO - Vous n'êtes sous contrat qu'avec peu d'équipes nationales en athlétisme: le Japon, l'Australie, les Pays-Bas et l'Italie. Pourquoi la France?
Alistair Cameron - Le marché français est très important pour nous. En Europe, nous sommes également bien implantés en Allemagne, Italie et Scandinavie, ce qui est inhabituel, puisque nous nous sommes en fait la deuxième division, face à Nike et Adidas qui sont en Ligue 1. Mais nous sommes en train de passer en Ligue 1. L'équipe de France représente un groupe conséquent, qui couvre la majorité des disciplines et des événements. Elle a également du potentiel et nous n'investissons pas seulement dans la FFA à une échelle nationale. C'est une énorme opportunité pour nous.
Vous aviez déjà des contrats individuels avec certains athlètes de premier plan, dont Christophe Lemaitre. Cela a-t-il joué dans votre volonté de devenir le partenaire de la FFA?
Christophe est un atout fantastique. Mais quand il concourrait pour la France, il portait une autre marque, même si ses chaussures étaient déjà Asics. Notre association avec lui est pertinente pour le marché français, mais nous souhaitions l'optimiser parce qu'elle est importante. Maximiser le potentiel de ce contrat était derrière une partie de notre démarche de soutenir l'équipe de France d'athlétisme.
Lorsque Bernard Amsalem, le président de la FFA, a présenté le partenariat, il a parlé de quatre ans. Mais on sent dans votre discours à vous que c'est un engagement sur du long terme. Est-ce une réalité?
Nous voulons vraiment que cela fonctionne. Les compagnies japonaises ont la particularité d'être très loyales. Nous avons également un cycle de développement de produit particulièrement long: dix-huit mois. Si nous voulons vraiment optimiser cette association, il faudra du temps. Ce qui me frappe, c'est que la FFA est très intéressée dans notre laboratoire de Kobé, où travaillent une centaine de scientifiques. Si nous donnons accès à nos spécialistes à la FFA et que ceux-ci communiquent avec les leurs, cela peut vraiment être fructueux.
Vous venez tout juste de vous associer avec un autre sportif français de premier plan, Gaël Monfils, même s'il traverse actuellement une phase difficile. Pourquoi lui et pourquoi un joueur de tennis?
Nous sommes la première marque en matière de running performance. Plus de 50% de marathoniens courent en chaussures Asics. Mais, en dehors du running, notre principale discipline individuelle est le tennis et en matière de chaussures nous sommes en deuxième position en France. Nous voyons une énorme occasion de nous investir dans un sport qui est visible à la télévision quasiment toute l'année. Nous avions développé notre marque sans vraiment avoir d'ambassadeur, jusqu'à ce que nous nous associions avec l'Australienne Samantha Stosur l'année dernière. Il nous manquait un équivalent masculin et Gaël possède une personnalité intéressante et un fort potentiel. Son style de jeu et son charisme lui offrent une visibilité plus importante que celle que lui donnerait seulement son classement.
Gaël Monfils a donc été choisi plutôt sur son potentiel global. Sa nationalité a-t-elle joué?
C'est la cerise sur le gâteau. C'est un contrat européen qui deviendra global quand il remontera dans les classements. Il possède un vrai rayonnement médiatique. [source: Le Figaro]