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23/10/2012

FOOTBALL, EURO 2016: La rénovation des stades aura bien lieu et coûtera minimum 1.5Mds €

Le comité de pilotage de l'organisation en France du championnat d'Europe des nations de football de 2016 s'est tenu ce mardi. La France tiendra ses engagements, assurent l'UEFA et la Fédération française de football.
La France tiendra ses engagements relatifs à l'organisation du championnat d'Europe des nations de football de 2016, ont assuré ce lundi ses principaux protagonistes, à l'issue de la réunion de son comité de pilotage. Celui-ci réunit l'UEFA, l'instance du football européen, le ministère des Sports, la Fédération française de football (FFF), et Euro 2016 S.A.S, la société de pilotage de l'organisation du tournoi, détenue à 95 % par l'UEFA, la FFF ayant une part de 5 %.
Tout en soulignant qu'il s'agissait là de la « première véritable réunion de travail » du comité de pilotage, le président de l'UEFA, Michel Platini, a rappelé hier à Paris, au cours d'une conférence de presse, que « la barre » a été mise « très haut » à l'occasion de l'Euro 2016. Pour la première fois en effet, le championnat d'Europe des nations, qui se déroulera de la mi-juin au 10 juillet 2016, comprendra 24 équipes participantes, au lieu de 16 lors des éditions précédentes.
Incertitudes autour des stades de Lyon et Lens
Le cahier des charges de l'UEFA impose ainsi la mise à disposition d'au moins neuf stades, sachant que le projet tricolore porté par la FFF prévoit dix villes hôtes : Bordeaux, Lens, Lille, Lyon, Marseille, Nice, Paris (avec le Parc des Princes), Saint-Denis (avec le Stade de France), Saint-Etienne et Toulouse.
« Je n'ai aucune inquiétude sur le fait qu'en 2016 nous aurons les stades nécessaires à l'organisation de l'Euro », a notamment déclaré Jacques Lambert, le président d'Euro 2016 S.A.S. Ce qui veut dire au moins 9 en substance. « La France sera en règle », a assuré de son côté, le président de la FFF, Noël Le Graët.
De fait, l'incertitude plane encore au-dessus de deux enceintes. Il s'agit, d'une part, du projet de nouveau stade de Lyon, le Stade des Lumières, encore sujet à un contentieux et dont le financement reste à établir, d'autre part, la rénovation du Stade Félix Bollaert à Lens. A leur propos, le comité de pilotage de l'Euro 2016 estime toutefois avoir de bonnes nouvelles. Le démarrage lundi des travaux de terrassement du futur grand stade de l'Olympique lyonnais, le seul projet privé (il est porté par l'OL Groupe), est ainsi de nature à rassurer sur la tenue du calendrier, alors que le montage financier semble s'esquisser. « Jean-Michel Aulas [le président de l'OL Groupe, NDLR] est venu m'apporter un certain nombre d'informations importantes », a en effet indiqué, laconique, Jacques Lambert à un petit groupe de journalistes après la conférence de presse. Par ailleurs, la région Nord-Pas-de-Calais a repris en main le projet lensois, qui paraissait jusqu'alors encalminé.
160 millions d'euros payés par l'Etat
Cela étant, la liste définitive des stades retenus sera formellement entérinée le 24 janvier prochain par le comité exécutif de l'UEFA, a annoncé Michel Platini.
De son côté, la ministre des Sports, Valérie Fourneyron, a confirmé la part de l'Etat dans le financement des projets de stade, soit 160 millions d'euros. Au total, le coût cumulé des différentes opérations est, au jour d'aujourd'hui, chiffré à 1,54 milliard d'euros, sachant que la facture de la rénovation du Parc des Princes n'est pas encore déterminée. [source: Les Echos]