L'Espagne a raflé la Coupe avec l'équipe la plus chère du Mondial, mais les équipes les plus onéreuses ne sont pas toujours les plus performantes.
Après la publication d'une étude sur la situation financière des cinq principales ligues de football européennes, A.T. Kearney s'est attelé aux équipes nationales présentes au Mondial de 2010. Le premier volet montrait que la ligue investissant le plus d'argent, celle du championnat anglais, avait également la meilleure performance sportive.
Ce constat n'est pas démenti par le deuxième volet : l'Espagne, sacrée championne du monde en Afrique du Sud, figure en tête du classement établi par le cabinet conseil sur la valeur monétaire des équipes. Elle est estimée à 650 millions d'euros. L'équipe des Pays-Bas, parvenue en final, est estimée, elle, à 256,55 millions.
Mais en calculant un indice d'efficacité -soit le ratio entre l'investissement financier de l'équipe et sa performance sportive -cette étude livre des conclusions bien plus surprenantes. Sur cette base, le Ghana, valorisé 58,35 millions, est en effet champion du monde en termes de rapport qualité-prix ! Seule équipe africaine à franchir le cap du premier tour, le Ghana, 23 e au classement de la Fifa, a surpris au regard d'un investissement faible et d'une équipe très jeune (24,6 ans en moyenne). Les Pays-Bas se classent eux à la huitième place, derrière des équipes comme celles de l'Uruguay, de la Corée du Sud ou des Etats-Unis. L'Espagne, le vrai champion du monde, se trouve à la quatorzième place. La France trentième, derrière l'Italie
Les performances calamiteuses de la France, dont l'équipe est cotée 367,5 millions d'euros par A.T. Kearney, la relèguent à la trentième place du classement, juste derrière... l'Italie ! Exception faite de l'Espagne, la corrélation est donc loin d'être établie entre force économique et sportive.
Sur un plan sportif, les auteurs de l'étude montrent que les équipes qui ont engrangé le plus de points au Mondial font partie des équipes -exception faite des Pays-Bas -qui ont été les plus fair-play. Les équipes les plus sanctionnées seraient donc moins susceptibles d'atteindre les sommets de la compétition ? Là encore, le résultat est à nuancer puisqu'au final, les six équipes en tête au nombre de points ont reçu en moyenne à peine moins de cartons rouges ou jaunes que la majorité des équipes du Mondial, soit 2,25 contre 2,5 pour l'ensemble des participants.
L'âge a été également une donnée prise en compte par les analystes du cabinet : on remarque que dans les équipes arrivées en tête, l'âge moyen des joueurs est compris entre 26 et 28 ans. L'Allemagne avait une équipe plutôt jeune (25,4 ans en moyenne) et le Brésil une équipe plus âgée (29,3 ans), ce qui ne les a pas empêché l'une comme l'autre d'avoir des performances supérieures à la moyenne des autres équipes du Mondial. [Via]
Après la publication d'une étude sur la situation financière des cinq principales ligues de football européennes, A.T. Kearney s'est attelé aux équipes nationales présentes au Mondial de 2010. Le premier volet montrait que la ligue investissant le plus d'argent, celle du championnat anglais, avait également la meilleure performance sportive.
Ce constat n'est pas démenti par le deuxième volet : l'Espagne, sacrée championne du monde en Afrique du Sud, figure en tête du classement établi par le cabinet conseil sur la valeur monétaire des équipes. Elle est estimée à 650 millions d'euros. L'équipe des Pays-Bas, parvenue en final, est estimée, elle, à 256,55 millions.
Mais en calculant un indice d'efficacité -soit le ratio entre l'investissement financier de l'équipe et sa performance sportive -cette étude livre des conclusions bien plus surprenantes. Sur cette base, le Ghana, valorisé 58,35 millions, est en effet champion du monde en termes de rapport qualité-prix ! Seule équipe africaine à franchir le cap du premier tour, le Ghana, 23 e au classement de la Fifa, a surpris au regard d'un investissement faible et d'une équipe très jeune (24,6 ans en moyenne). Les Pays-Bas se classent eux à la huitième place, derrière des équipes comme celles de l'Uruguay, de la Corée du Sud ou des Etats-Unis. L'Espagne, le vrai champion du monde, se trouve à la quatorzième place. La France trentième, derrière l'Italie
Les performances calamiteuses de la France, dont l'équipe est cotée 367,5 millions d'euros par A.T. Kearney, la relèguent à la trentième place du classement, juste derrière... l'Italie ! Exception faite de l'Espagne, la corrélation est donc loin d'être établie entre force économique et sportive.
Sur un plan sportif, les auteurs de l'étude montrent que les équipes qui ont engrangé le plus de points au Mondial font partie des équipes -exception faite des Pays-Bas -qui ont été les plus fair-play. Les équipes les plus sanctionnées seraient donc moins susceptibles d'atteindre les sommets de la compétition ? Là encore, le résultat est à nuancer puisqu'au final, les six équipes en tête au nombre de points ont reçu en moyenne à peine moins de cartons rouges ou jaunes que la majorité des équipes du Mondial, soit 2,25 contre 2,5 pour l'ensemble des participants.
L'âge a été également une donnée prise en compte par les analystes du cabinet : on remarque que dans les équipes arrivées en tête, l'âge moyen des joueurs est compris entre 26 et 28 ans. L'Allemagne avait une équipe plutôt jeune (25,4 ans en moyenne) et le Brésil une équipe plus âgée (29,3 ans), ce qui ne les a pas empêché l'une comme l'autre d'avoir des performances supérieures à la moyenne des autres équipes du Mondial. [Via]







